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Conférence : À la recherche de l’art pariétal en Belgique :

CONFERENCE par Olga Spaey - Docteure en Archéologie Préhistorique de l'Université de Bordeaux-Montaigne (F) et Cantabrie (E)

À la recherche de l’art pariétal en Belgique : une absence réelle ou un manque de détection ?

L’art pariétal paléolithique — peintures, gravures et modelages réalisés sur les parois des grottes — est largement attesté en Europe occidentale, avec plus de 400 sites recensés. 

Pourtant, malgré une présence humaine bien documentée au Paléolithique supérieur et un riche corpus d’art mobilier, aucune grotte ornée n’a encore été identifiée en Belgique. Comment expliquer cette absence ? S’agit-il d’une réalité archéologique… ou d’un angle mort de la recherche ?

Cette conférence propose d’explorer cette question à la lumière des connaissances actuelles. Les principales hypothèses seront abordées — conservation des parois, conditions climatiques passées, contexte géologique — mais aussi leurs limites. Une attention particulière sera portée à l’histoire des recherches : la plupart des sites préhistoriques belges ayant été fouillés dès le XIXe siècle, avant la reconnaissance de l’art pariétal, de nombreux indices ont pu passer inaperçus.

Car l’art pariétal n’est pas toujours spectaculaire. À côté des grandes figures emblématiques, de nombreuses traces sont discrètes, parfois à peine visibles, et nécessitent des méthodes d’observation spécifiques. Apprendre à les reconnaître, c’est aussi apprendre à regarder autrement les parois.

À travers des exemples concrets, notamment celui du « vide basque », la conférence mettra en évidence le rôle déterminant des stratégies de prospection. Dans cette région, une collaboration étroite entre spéléologues et archéologues a permis, en quelques années, de multiplier les découvertes et de renouveler profondément les connaissances.

Dans cette perspective, seront présentés les outils et méthodes actuellement utilisés pour la détection de l’art pariétal : techniques d’éclairage, outils numériques d’aide à la visualisation des pigments, critères d’identification, ainsi que les bonnes pratiques à adopter sur le terrain.

Accessible sans prérequis, cette conférence s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre ces manifestations préhistoriques, mais aussi participer, à leur échelle, à une démarche de recherche encore ouverte. Entre observation, rigueur scientifique et exploration, elle invite à porter un regard nouveau sur le monde souterrain — et sur les traces, parfois invisibles, laissées par les sociétés du passé.

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